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07 juillet 2016

Le retour à l'argentique

Alors que j'écumais les salles de concert, photographiant divers groupes, et que je ne me souvenais même plus de mon enfance à l'argentique, je ne sais ni pourquoi, ni comment, l'envie d'en faire s'est manifesté.

J'ai commencé à cherché sur les sites de vente d'occasion, quels étaient les prix de ces vieilles boites.
Quelle n'a pas été ma surprise de voir que les prix étaient parfois tout aussi élevés que certains numériques récents !

Il me fallait donc être judicieux, fouiner pour trouver un argentique abordable et qualitatif. C'est par la même occasion que j'ai découvert ce qu'était le moyen format. Ce format qui est en fait plus large que le full frame, que je croyais être le summum.

Mon choix, c'est orienté, question de budget, sur un Bronica ETRSi, appareil au format 6x4.5
(60mm x 45mm, alors que le full frame est de 24mm x 36mm)





Lorsque l'on commence à s'intéresser au fonctionnement d'un appareil argentique de cette catégorie, on se sent un peu désœuvré face à tous ces paramètres manuels qu'il faut prendre en compte pour son utilisation. Mais, en vieux linuxien, je suis une de ces personnes qui lisent ces putains de manuels.
Alors j'ai RTFM (read this fine/fucking manual) !

Et je me suis aventuré dans Paris, à photographier, tout et n'importe quoi.
Une des contraintes avec lesquelles on compose lorsqu'on vient du numérique, c'est qu'on ne peut pas changer de sensibilité ISO comme ça. (Bon, sauf avec la Portra, mais ça, je l'ai appris 2 ans plus tard).

Et une fois que l'on a grillé quelques pellicules, et bien, il faut (faire) développer les films.
Croyez-moi ou non, une peur stupide m'habitant, j'ai mis 4 mois avant d'amener mes films dans un labo. Et oui, j'avais peur que ces experts du labo se foutent de ma gueule si j'avais raté toutes mes photos.
C'est ma compagne qui m'a décidé à franchir le pas. En effet, comme elle m'a fait remarqué, ces personnes, tout d'abord, sont juste là pour faire leur boulot, et n'en ont rien à foutre que tu te sois viandé ; et ensuite, un véritable pro aura plutôt l'humilité de te conseiller et non de t'enfoncer. En plus, si il te pourrit la gueule, il perd au moins un client !

Bon, évidemment, il y avait un taux de déchets très important dans mes négatifs. Mais tout compte fait, pas plus qu'en numérique. Ça coûte juste plus cher en argentique...

Quoiqu'il en soit, il y avait parmi ces déchets quelques photos qui m'ont vraiment surpris par les qualités intrinsèques du support argentique, dont celle-ci, prise au salon de la photo 2013. (Salon très important et très décisif dans la suite de ma pratique photographique, mais ça, ce sera le sujet du prochain billet) :



Audi R8 - Bronica ETRSi - Kodak Ektar 100

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